Il miracolo (29 novembre à 20 h 30 et 2 décembre à 17 h 30)

Film italien d’Edoardo Winspear (2003) – 1h32
Avec
Claudio D’Agostino (Tonio)
Carlo Bruni (Pietro)
Stefania Casciaro (Cinzia)

Tonio,12 ans, est renversé par une voiture. Cinzia, la conductrice, prend la fuite, laissant Tonio blessé sur la route. Mais le garçon a pu voir son visage. À l’hôpital, Tonio sauve un vieillard d’une crise cardiaque en lui posant la main sur le cœur. Les infirmières affirment que c’est un miracle. Tout doucement, il se lie d’amitié avec Cinzia, tandis que ses parents s’éloignent de plus en plus l’un de l’autre.
Avec ce film tourné sous le soleil éblouissant de Taranto, Edoardo Winspeare confirme ses dons de metteur en scène de talent et sa profonde connaissance de sa terre, les Pouilles, à travers l’histoire d’un petit garçon et d’une jeune adulte, chacun en prise avec leurs problèmes.

L’uomo in piu (30 novembre à 20 h 30 et 1er décembre à 20 h 45)

Film italien de Paolo Sorrentino (2001) – 1h36
Avec
Toni Servillo (Titta Pisapia)
Andrea Renzi (Antonio Pisapia)
Ninni Bruschetta (Genny)
Angela Goodwin (Mère de Tony)

Antonio Pisapia, connu sous le nom de Tony, est un chanteur pop. Il a un homonyme plus jeune que lui, qui est footballeur professionnel. Ils sont de caractère opposé : le premier est un fanfaron cynique et égocentrique, tandis que l’autre est timide, humble et renfermé. Pour les deux hommes, les années 80 promettent succès et fortes émotions, mais la chance durera peu. Tony séduit une mineure et est accusé de viol. Suite à une rupture des ligaments, Antonio devient entraîneur mais il se rend vite compte qu’il n’y a plus de place pour lui dans le monde du football. Un jour, les destinées des deux hommes se croisent : la défaite de l’un signifiera la rédemption de l’autre.
Dès son premier long métrage, sélectionné à la Biennale de Venise de 2001, Paolo Sorrentino s’affirme comme un scénariste de talent et se démarque par le choix d’un sujet complexe. Il fait le pari de mettre en avant deux anti-héros, interprétés brillamment par Toni Servillo et Andrea Renzi, dans une mise en scène ambitieuse et réussie.

 

Certi bambini (28 novembre à 20h30 et 1er décembre à 17 h )

Film italien d’Andrea et Antonio Frazzi (2004) 1h34
Avec
Gianluca Di Gennaro (Rosario)
Carmine Recano (Damiano)
Arturo Paglia (Santino)

Rosario vit dans un quartier populaire avec sa grand-mère Liliana, âgée et malade, dont il s’occupe. Il passe le reste de son temps dans la rue, avec les autres enfants du quartier, entre matchs de football et petits larcins. Les enfants vivent leur quotidien en singeant les adultes et en imitant leurs pires aspects. Autour d’eux, une ville sombre et incertaine dans laquelle la camorra et la malavita sont reines...
Le deuxième film des frères Frazzi est inspiré par le livre homonyme de Diego De Silva et nous offre la vision d’une Naples noire et dure, qui aspire irrémédiablement certains des enfants qui grandissent en son sein vers le fond. Le film s’ouvre avec une scène où l’on assiste à un jeu de la petite bande : traverser l’autoroute sans se faire renverser. On continue de suivre la petite bande entre le port et les quartiers malfamés de la ville. La tension ne retombe jamais, alimentée par la musique des Almagretta et la voix profonde de leur chanteur, Raïs. Le film nous ouvre un monde inconnu et terrible, dans lequel on assiste impuissant à la descente aux enfers d’un enfant qui a grandi trop vite. Un film intense, des acteurs professionnels et non professionnels tous bouleversants, le drame d’une vie, un film qui préfère montrer au lieu de dénoncer, un regard sur une réalité bien éloignée de la nôtre.

 

 

Samedi 1er décembre, 18 h 30 : Conférence de Brice de Gennaro, co-directeur des rencontres de cinéma de Grenoble, suivie d’un buffet italien