Le bon Grain et l'ivraie 
Film français de Manuela Fresil - 1h 34 - 
En petite bande joyeuse, ils dansent, rient, font des batailles de boules de neige, mais où dormiront-ils cette nuit ? Dans un hall de gare ? Dans un centre d’hébergement ? En France, aucun enfant ne devrait se poser ces questions. 
 
En présence de la réalisatrice le 24 octobre à 17 h 30

Semaine du 31 janvier 
Making of
 
Film de Cédric Kahn – France - 1h 54 - avec Denis Podalydès, Jonathan Cohen, Stefan Crepon
 
Simon, réalisateur aguerri, débute le tournage d’un film racontant le combat d’ouvriers pour sauver leur usine. Mais entre les magouilles de son producteur, des acteurs incontrôlables et des techniciens à cran, il est vite dépassé par les événements. Abandonné par ses financiers, Simon doit affronter un conflit social avec sa propre équipe. Dans ce tournage infernal, son seul allié est le jeune figurant à qui il a confié la réalisation du making of. 

Un film enlevé qui met en parallèle le combat d’ouvrier pour sauver leur usine et le combat d’un réalisateur pour sauver son film. Avec un casting irréprochable, et une critique assez féroce du milieu des producteurs ! (Huit et Demi) 


Semaine du 31 janvier
Si seulement je pouvais hiberner


Film de Zoljargal Purevdash - Mongolie, France, Suisse, Qatar - 1h 38 - avec Battsooj Uurtsaikh, Nominjiguur Tsend, Tuguldur Batsaikhan 
Ulzii, un adolescent d’un quartier défavorisé d’Oulan-Bator, est déterminé à gagner un concours de sciences pour obtenir une bourse d’étude. Sa mère, illettrée, trouve un emploi à la campagne les abandonnant lui, son frère et sa sœur, en dépit de la dureté de l’hiver. Déchiré entre la nécessité de s’occuper de sa fratrie et sa volonté d’étudier pour le concours, Ulzii n’a pas le choix : il doit accepter de se mettre en danger pour subvenir aux besoins de sa famille. 
Vu et apprécié avec unanimité en visionnement. Un film à la portée universelle, avec de vraies qualités de mise en scène, qui confirme que le cinéma est une fenêtre ouverte sur le monde et qui a ravi les participants. A défendre absolument. (Acrira) 






Vendredi 1er février
Tant que le soleil frappe 

 

Film de Philippe Petit - France - 1h245 - avec Swann Arlaud, Sarah Adler, Grégoire Oestermann, Djibril Cissé, Lee Fortuné-Petit, Pascal Rénéric, Marc Robert, Philippe Petit, Florence Guérin 
 
Max ne rêve pas de faire des murs végétaux pour des hôtels cinq étoiles. Paysagiste tenace, engagé mais acculé, il se bat pour créer un jardin sauvage, sans clôture, en plein centre-ville de Marseille : une zone végétale ouverte à tous. Après des années de refus, son projet arrive en finale d’un concours d’architecture. Pour Max, c’est la dernière chance d’offrir de l’oxygène aux habitants qui suffoquent dans un enfer urbain, sous le soleil qui frappe. 
 
Ne pas se fier à la canicule percutante du titre : si le premier long métrage de fiction de Philippe Petit sème des embûches sur le chemin de son protagoniste paysagiste, qui galère pour financer l’aménagement d’une friche marseillaise, c’est pour mieux nuancer les combats, bouturer le film social en séquences cool prônant une certaine dérive du sens. (Cahiers du Cinéma) 


Dans le cadre de Cin'Eco : Film suivi d'un débat sur la question de l'écologie urbaine, des jardins en ville

Semaine du 7 février
La Venus d'argent
Film d’Héléna Klotz – France - 1h 35 avec Claire Pommet, Niels Schneider, Sofiane Zermani 
Jeanne a 24 ans. Elle vit dans une caserne en banlieue avec son père gendarme, son petit frère et sa petite sœur. Elle a fait le pari de réussir sa vie dans le monde de la finance. Pas pour la gloire ou le luxe, mais parce que c’est le moyen qu’elle a trouvé pour gagner sa liberté. 
De chanteuse importante, compositrice et musicienne multirécompensée aux Victoires de la musique, Claire Pommet alias Pomme, 27 ans, passe à actrice débutante. Elle crève l’écran dans La Vénus d’argent. (Dernières Nouvelles d'Alsace) 
Récit d'émancipation entre deux mondes d'hommes, ce beau film trouve son originalité dans une forme de romantisation de l'argent peu vue à l'écran. On ne peut que se laisser envoûter par son esthétique soignée, qui donne à chaque plan son éclat céleste. (Marie Claire) 




Semaine du 7 février
La Tête froide
Film de Stéphane Marchetti – France - 1h 32 - avec Florence Loiret-Caille, Saabo Balde, Jonathan Couzinié 
Dans les Alpes enneigées, en plein hiver. Pour boucler ses fins de mois, Marie, 45 ans, trafique des cartouches de cigarettes entre la France et l’Italie avec l’aide de son amant Alex, policier aux frontières. Lorsqu’elle rencontre Souleymane, jeune réfugié, prêt à tout pour rejoindre sa petite sœur, elle s’embarque dans un engrenage bien plus dangereux qu’elle ne l’avait imaginé. 
Avec La Tête froide, le documentariste Stéphane Marchetti tresse les notions d’opportunisme et d’altruisme, et signe un premier long-métrage de fiction où tout sonne juste, à commencer par son admirable interprète, Florence Loiret-Caille. (Bande à part) 
On est reconnaissant à la Tête froide de n’endosser absolument aucun des travers édifiants de nombreuses fictions sur cette thématique tout en rendant parfaitement sensible l’adversité et les espoirs des individus fuyant leur pays d’origine et souvent mal récompensés de tous leurs efforts. (Libération) 
 


 

Semaine du 14 février
Amours à la finlandaise

 
Film de Selma Vilhunen - Finlande, France, Suède - 2h 01 - avec Eero Milonoff, Alma Pöysti, Oona Airola 
Julia découvre que son mari a une liaison. Pour sauver leur mariage, elle lui propose d’expérimenter le polyamour et d'inventer les nouvelles règles de leur vie conjugale. Un champ des possibles amoureux s’ouvre alors à eux… 
Film spirituel et charnel, Amours à la finlandaise fait preuve d’une inventivité et d’une malice qui, croisons les doigts, seront à l’honneur dans de nombreuses fictions tout au long de l’année 2024. (Marianne) 
Un charme inédit parcourt ce drôle de film déterminé à mêler réflexion personnelle sur le couple, thérapie de groupe et projet de société. (Télérama) 


 
Semaine du 14 février
Pour ton mariage


Film d’Oury Milshtein - 1h 19 - avec Oury Milshtein, Enrico Macias, Émilie Caen 
En épousant la fille d’Enrico Macias, je ne me doutais pas que trente ans plus tard je lui en voudrais encore d’avoir transformé nos noces en show démesuré. En revoyant le film du mariage, je réalise que c’est vraiment là que j’ai commencé à « fonder une famille » : deux fils, une séparation, trois filles, une autre séparation, un deuil. Sur la tombe de mon psy, je tente une sorte d’inventaire. Que nous ont légué nos pères et nos mères ? Et moi, que vais-je laisser à mes enfants ? 
Surprenant documentaire autobiographique, hybride et fantasque sur une vie qui ne l’est pas moins, un OVNI où l’humour n’a jamais autant été la politesse du désespoir. (Bande à part) 
Un premier film touchant qui interroge la judéité, la famille, la filiation. (L'Humanité) 






Semaine du 21 février
Stella, une vie allemande


Film de Kilian Riedhof – Allemagne - 2h 01 avec Paula Beer, Jannis Niewöhner, Katja Riemann 
Stella, grandit à Berlin sous le régime nazi. Elle rêve d'une carrière de chanteuse de jazz, malgré toutes les mesures répressives. Finalement contrainte de se cacher avec ses parents en 1944, sa vie se transforme en une tragédie coupable. 
Inspiré de la véritable histoire de Stella Goldschlag. 

Le « cas » Goldschlag est évidemment beaucoup plus connu outre-Rhin qu’en France et Kilian Riedhof, en dressant le portrait de cette « vie allemande » terriblement ambiguë interroge l’histoire et la mémoire collective de son pays natal. C’est tout l’intérêt de ce film dérangeant sur une femme à la fois victime et complice de la persécution nazie et de l’antisémitisme. (Marianne) 
Le talent extraordinaire de l’actrice Paula Beer fait résonner ce que le labyrinthe intérieur de son personnage a de plus impressionnant. (Télérama) 



Semaine du 21 février
Un corps sous la lave

 Film de Samuel M. Delgado, Helena Girón - Espagne, Colombie - 1h 15 - avec Nuria Lestegás, Sara Ferro (II), Xoán Reices 
Parmi l’équipage de Christophe Colomb, trois hommes condamnés à mort ont échappé à leur sort en s’embarquant pour l’incertain voyage. Atteignant les îles Canaries, ils fuient, emportant avec eux l'une des voiles du navire. Pendant ce temps, dans "Le vieux monde", une femme tente de sauver sa sœur mourante en l'amenant à une guérisseuse. Dans les deux cas, il s'agit de tromper la mort. Les deux voyages sont à la merci du temps et de l'histoire. 
C’est court, fascinant, mystérieux, dans la tonalité des nouvelles d’Ambrose Bierce. Il passe dans ces images magnifiques une poésie rêche et sacrée. (L'Obs) 
En entremêlant deux histoires, Un corps sous la lave fait cohabiter l’Ancien et le Nouveau monde, interrogeant ainsi le récit fondateur de Christophe Colomb. Belle surprise que ce film, qui étonne autant qu’il déroute par sa radicalité formelle. (Les Fiches du Cinéma) 



Semaine du 28 février
May December

 Film de Todd Haynes – USA - 1h 57 - avec Natalie Portman, Julianne Moore, Charles Melton 
Pour préparer son nouveau rôle, une actrice célèbre vient rencontrer celle qu’elle va incarner à l’écran, dont la vie sentimentale a enflammé la presse à scandale et passionné le pays 20 ans plus tôt. 
 
Symphonie de regards déroutés et sournois, May December est une mise à sac des passions de la bourgeoisie blanche américaine : amabilités exténuantes, sourires cannibales, embrassades suffocantes. Et comme en passant, une bastonnade des cynismes hollywoodiens. (Les Inrockuptibles) 
 
Le cinéaste met en scène la relation ambiguë entre deux femmes, incarnées par Julianne Moore et Natalie Portman, sur fond de scandale passé. Un film magistral et envoûtant. (Télérama) 




Semaine du 28 février
La Vie rêvée de Miss Fran

 Film de Rachel Lambert – USA - 1h 31 - avec Daisy Ridley, Dave Merheje, Parvesh Cheena 
Fran est employée de bureau dans une petite entreprise portuaire de l’Oregon. D’une timidité maladive, cette célibataire mène une existence millimétrée, dénuée de toute fantaisie – exception faite des étranges rêveries auxquelles elle s’abandonne. Mais les choses changent le jour où Robert, nouvelle recrue fantasque et sympathique, fait mine de s’intéresser à elle… 
 
Dans le film de la réalisatrice américaine Rachel Lambert, la mise en scène de la dépression sert de prétexte à un regard attentif et poétique sur le monde. (L'Humanité) 
Cette petite bulle de délicatesse et de tendresse cache une sévère critique de nos sociétés modernes pétries d’individualisme, de faux-semblants et de solitude. Une totale réussite. (aVoir-aLire.com) 




Vendredi 1er mars 
La Ferme des Bertrand
 
Film de Gilles Perret – France - 1h 29 - 
50 ans dans la vie d’une ferme… Haute Savoie, 1972 : la ferme des Bertrand, exploitation laitière d’une centaine de bêtes tenue par trois frères célibataires, est filmée pour la première fois. En voisin, le réalisateur Gilles Perret leur consacre en 1997 son premier film, alors que les trois agriculteurs sont en train de transmettre la ferme à leur neveu Patrick et sa femme Hélène. Aujourd’hui, 25 ans plus tard, le réalisateur-voisin reprend la caméra pour accompagner Hélène qui, à son tour, va passer la main. A travers la parole et les gestes des personnes qui se sont succédé, le film dévoile des parcours de vie bouleversants où travail et transmission occupent une place centrale : une histoire à la fois intime, sociale et économique de notre monde paysan. 


 Du grand Gilles Perret, avec toujours cet humanisme, ce sens du montage, de la vie, de la solidarité, d’autant plus qu’il filme à domicile ! A ne pas manquer ! (Huit et Demi)

Dans le cadre de Cin'Eco

Semaine du 6 mars 
Captives  

Film d’Arnaud des Pallières – France - 1h 50 - avec Mélanie Thierry, Josiane Balasko, Marina Foïs 
Paris, 1894. Qui est Fanni qui prétend s’être laissée enfermer volontairement à l’Hôpital de la Salpêtrière ? Cherchant sa mère parmi la multitude des femmes convaincues de « folie », Fanni découvre une réalité de l’asile toute autre que ce qu’elle imaginait, ainsi que l’amitié inattendue de compagnes d’infortune. Le dernier grand bal de la Salpêtrière se prépare. Politiques, artistes, mondains s’y presseront. Dernier espoir d’échapper au piège qui se referme… 
La force du film repose sur des choix esthétiques qui accentuent la sensation d'enfermement, ainsi qu'un judicieux emploi des comédiennes. (Femme Actuelle) 
Dans cet étouffant drame en costumes, la mise en scène de l’auteur de « Michael Kohlhaas », entre plans serrés et lyrisme tourmenté, épouse avec virtuosité la quête essoufflée et désespérée de son héroïne. Et sert le jeu d’immenses comédiennes, parmi lesquelles Mélanie Thierry, Josiane Balasko et Dominique Frot. (L'Obs) 

Semaine du 6 mars
Fremont


Film de Babak Jalali1 - USA - h 28 - avec Anaita Wali Zada, Hilda Schmelling, Avis See-tho
Donya, jeune réfugiée afghane de 20 ans, travaille pour une fabrique de fortune cookies à San Francisco. Ancienne traductrice pour l’armée américaine en Afghanistan, elle a du mal à dormir et se sent seule. Sa routine est bouleversée lorsque son patron lui confie la rédaction des messages et prédictions. Son désir s’éveille et elle décide d’envoyer un message spécial dans un des biscuits en laissant le destin agir… 
Bien que routinière, la vie de Donya croise une galerie de personnages plus ou moins loufoques, sujets aux névroses, un vague à l’âme dont il est préférable de rire plutôt que de pleurer. Toute la politesse de Babak Jalali. (Le Monde) 
Fremont parvient peu à peu, jusqu’à son dernier tiers renversant de beauté, à trouver un équilibre à la croisée des chemins entre Aki Kaurismäki et les premiers Jim Jarmusch. La mélancolie infusée y est jumelée d’une volonté positive : être paumée n’est pas si grave, ou en tout cas pas une fatalité. (Les Inrockuptibles) 







Semaine du 6 janvier
La Chimère

  
Film d’Alice Rohrwacher - Italie, Suisse, France - 2h 10 - avec Josh O'Connor, Carol Duarte, Isabella Rossellini 
De retour dans sa petite ville du bord de la mer Tyrrhénienne, Arthur retrouve sa bande de Tombaroli, des pilleurs de tombes étrusques et de merveilles archéologiques. Arthur a un don qu’il met au service de ses amis brigands : il ressent le vide.  
Après Heureux comme Lazzaro (Prix du scénario en 2018) et Les Merveilles (Grand prix du Festival de Cannes 2014), Alice Rohrwacher soumet à la compétition une immersion dans une activité qui questionne à la fois le rapport à la mort et à l'art. (France Culture) 
En sortant de la projection de ce film de bande et de contrebande, on retient deux ou trois choses qui rendent l’expérience prodigieuse : tout d’abord l’image, signée par la directrice de la photographie Hélène Louvart, le grain du 35 millimètres scrutant les fresques italiennes dans un clair-obscur, le super-16 et le 16 millimètres transportant le spectateur dans le conte. La narration ensuite, qui sonde au-delà des dialogues, expérimente un langage muet et puise dans les chansons, interprétées par les comédiens, quelques éclairages sur la vie d’Arthur (Le Monde) 




Semaine du 31 janvier : reporté
Tel père, tel fils


Film de Hirokazu Kore-eda – Japon - 2h 01 - avec Masaharu Fukuyama, Machiko Ono, Lily Franky 
Ryoata, un architecte obsédé par la réussite professionnelle, forme avec sa jeune épouse et leur fils de 6 ans une famille idéale. Tous ses repères volent en éclats quand la maternité de l'hôpital où est né leur enfant leur apprend que deux nourrissons ont été échangés à la naissance : le garçon qu’il a élevé n’est pas le sien et leur fils biologique a grandi dans un milieu plus modeste… 

Il est des films que l'on peut voir et revoir sans jamais s'en lasser. Celui-ci en fait partie. Car les niveaux de lecture s'y empilent. (...) Une maîtrise de l'image et du montage qui impressionne. (Elle) 
Le cinéaste, plutôt que de labourer mécaniquement le champ du dilemme moral qui s'ouvre devant les deux couples (...), observe les uns et les autres, limite les dialogues et épure peu à peu le propos. (...) La manière distanciée et élégiaque dont le cinéaste évoque des questions essentielles est unique dans le cinéma contemporain. (Positif) 

Sous réserve à cette date - dans le cadre de Lycéens et Apprentis au Cinéma avec intervenant  


Semaine du 5 juillet
L'Amitié
 Film d’Alain Cavalier – France - 2h 04 -  
« J’ai intensément partagé le travail cinématographique avec certains, jusqu’à une amitié toujours vive. Filmer aujourd’hui ce lien sentimental est un plaisir sans nostalgie. Nos vies croisées nous permettent cette simplicité rapide de ceux qui ne se racontent pas d’histoires, qui savent être devant ou derrière la caméra, dans un ensemble de dons et d’abandon au film. » Alain Cavalier 
Ce n'est rien, juste le temps qui passe, un peu de tristesse, des rires qui éclatent comme des fusées dans la nuit. Cela ne ressemble à rien. Cela s'écrit amitié. Cela se prononce Cavalier. C'est simple comme bonjour. C'est très beau. (Le Figaro) 
Cet hymne discret à l'amitié, à la simplicité et aux histoires d'amour mérite d'être découvert, séance tenante. (Marianne) 



Mercredi 5 juillet
Un coup de maitre
 
Film de Rémi Bezançon - France, Belgique - avec Vincent Macaigne, Bouli Lanners, Bastien Ughetto 
Arthur, un galeriste parisien passionné représente Renzo, ami de longue date et peintre figuratif radical en proie à une crise existentielle. Souffrant d'un blocage de peintre, déprimé, Renzo sombre dans l'ennui le plus total. Pour se sauver, Arthur élabore un plan audacieux pour les ramener tous deux sous les feux de la rampe… 
Avant-Première pour soirée de clôture Huit et Demi mercredi 5 juillet 
Buffet auberge espagnole : chacun apporte un plat salé ou sucré à partager – Huit et Demi se charge des boissons 



Semaine dy 12 juillet 
Sick of myself
 Film de Kristoffer Borgli – Norvège ¬- 1h 37 - avec Kristine Kujath Thorp, Eirik Sæther, Fanny Vaager  
Le film est présenté dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes 2022 
Signe vit dans l’ombre de son petit ami Thomas, à qui tout réussit. En manque d’attention, elle décide de faire croire à son entourage qu’elle est atteinte d’une maladie rare. Mais le mensonge fonctionne un peu trop bien, et elle est vite prise à son propre piège. 
Découvert l'année dernière dans la section Un certain regard, Cette comédie norvégienne affichait une même volonté [que Sans Filtre, Palme d'or] de caricaturer frontalement les travers de nos sociétés occidentales. Kristoffer Borgli explore un malaise bien plus profond et signe une insidieuse satire sur la représentation... Toujours à bonne distance de son personnage, il provoque du rire, sans chercher la facilité. Grinçant à souhait. (Première) 



Jeudi 22 juin 
Unipop - dernière séance
Film surprise

Semaine du 12 juillet
Ramona fait son cinéma
Film d’Andrea Bagney – Espagne - 1h 20 - avec Lourdes Hernández, Bruno Lastra, Francesco Carril 
De retour à Madrid avec son petit ami Nico, Ramona veut tenter sa chance comme actrice. La veille d’une première audition, elle fait une rencontre pleine de promesses. Elle ne se doute pas que celle-ci va chambouler ses rêves et ses certitudes. 
La réalisatrice signe un premier film au scénario conventionnel, mais dont l'énergie positive emporte néanmoins le spectateur. (Les Fiches du Cinéma) 
Cette comédie romantique brille d'une grâce infinie. (Elle) 



Semaine du 12 juillet
Sublime
Film de Mariano Biasin - Argentine - 1h 40 - avec Martin Miller, Teo Inama Chiabrando, Azul Mazzeo 
Manuel, 16 ans, est un adolescent comme les autres. Dans sa petite ville côtière d’Argentine, il traîne avec ses amis et sa petite-amie, va à la plage, et joue de la basse dans un groupe de rock. Une routine parfaite pour un garçon de son âge. Mais sa vie se complique lorsqu’il commence à ressentir quelque chose de spécial pour son meilleur ami Felipe. 
Le réalisateur et scénariste argentin signe un premier (petit) film aussi touchant et chargé de délicatesse. (Rolling Stone) 
On note l'absence de toute homophobie dans l'entourage des garçons, on salue la pudeur et la douceur d'un cinéaste modeste qui signe là un premier film fragile. (Positif) 




Semaine du 31 aout
Baby Sitter

Film canadien, français de Monia Chokri - 1h 27 - avec Patrick Hivon, Monia Chokri, Nadia Tereszkiewicz 
Suite à une blague sexiste devenue virale, Cédric, jeune papa, est suspendu par son employeur. Pour se racheter, il va avec l'aide de son frère Jean-Michel, s'interroger sur les fondements de sa misogynie à travers l’écriture d’un livre. De son côté, sa femme Nadine en proie à une dépression décide d'écourter son congé maternité. L’arrivée dans leur vie d’une baby-sitter au charme espiègle et envouteur, va chambouler leur existence. 

Cette comédie 100% québécoise interroge les rapports hommes-femmes avec une liberté de ton réjouissante et une esthétique joyeusement décalée qui joue avec les codes de la série B. (Le JDD) 
Une réjouissante exploration de la loi du désir qui appuie les stéréotypes pour mieux leur faire la peau. (L'Humanité)